Le Parti de l’unité nationale compte sur tous

Dans une démocratie socialiste, le pouvoir doit être socialisé ; c’est le peuple qui doit avoir la capacité de se tourner, avec le travail quotidien et la critique de ce qui n’a pas marché, vers la construction des processus qui mènent à la révolution. C’est pourquoi le Premier Secrétaire du Comité Central du Parti et Président de la République, Miguel Díaz-Canel Bermudez, se trouve à Sancti Spiritus pour diriger la visite complète du Secrétariat et de sa structure auxiliaire, qui a lieu depuis mercredi dernier, 19 janvier.


Dans une démocratie socialiste, le pouvoir doit être socialisé ; c’est le peuple qui doit avoir la capacité de se consacrer, avec le travail quotidien et la critique de ce qui ne va pas, à la construction des processus révolutionnaires au sens large. C’est pourquoi le Premier Secrétaire du Comité Central du Parti et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, se trouve actuellement à Sancti Spiritus à la tête d’une délégation dans le cadre d’une visite intégrale du Secrétariat et de sa structure auxiliaire, depuis mercredi dernier, 19 janvier.
La presse anticubaine parle d’élites, mais c’est Diaz-Canel, et les autres membres du Secrétariat, qui parcourent dans les quartiers pauvres et les zones rurales pour identifier les problèmes auxquels ils sont confrontés. Les médias hégémoniques ne se lassent de répéter que Cuba est une dictature, mais le président lui-même va à la porte des habitants des quartiers pour les écouter et leur offrir la possibilité de participer aux transformations.
Son objectif est de discuter directement avec la population pour connaître ses difficultés et trouver des solutions. Comme priorité dans son agenda, sa première visite a été le quartier Agramonte dans le conseil populaire Jesus Maria. On pouvait lire sur le compte Presidencia Cuba : « Le Premier secrétaire du Parti est déjà dans le quartier Agramonte de la ville de Sancti Spiritus, dans le cadre de la visite du Secrétariat. Il fera le bilan du travail réalisé depuis le 8e Congrès, dans une communauté en transformation. »
Le président a visité le Complexe sportif et récréatif, la clinique médicale et le marché agricole. Selon le site web de la présidence, lors d’un dialogue franc avec les habitants qui l’ont accueilli avec leur affection et leur soutien habituels, le président a demandé à la population d’exercer un contrôle populaire rigoureux sur les travaux réalisés dans les quartiers des communautés vulnérables de la province.
Nous sommes capables de construire le socialisme à partir de la communauté et la vie peut changer, s’améliorer. Des espaces peuvent être créés pour développer nos projets de vie dans la société que nous voulons défendre.
Le président Diaz-Canel s’est ensuite rendu à Yaguajay, où il a s’est enquis de la production de l’Entreprise agroindustrielle Valle de Caonao. Il était accompagné de Roberto Morales Ojeda, Secrétaire à l’organisation et à la politique des cadres du Comité central. Ils ont visité le site Batey Colorado, l’un des quatre centres de production de cette entreprise, spécialisé dans la production de céréales et doté d’une irrigation mécanique. Les trois autres pôles se concentrent principalement sur la production de légumes et de produits maraîchers.
Ici, Juan José Gonzalez, délégué à l’Agriculture de la province, a fait le point sur la diversification de la production. « Sur les 5 214 hectares, ils consacrent 3 000 hectares à diverses cultures : sorgho, haricots, maïs, vianda, fruits, légumes… pour les commandes de l’État. Ils livrent également 800 000 litres de lait par an. »
La délégation a également visité les zones où se trouvent les exploitations rustiques, où ses membres ont pu constater la qualité de leur production et leurs capacités d’exportation.
Diaz-Canel et Morales Ojeda se sont ensuite rendus à la centrale électrique Melanio Hernandez, dans la localité de Tuinucu, où ils ont discuté avec les travailleurs de l’autoproduction d’énergie et de la vente d’énergie à la compagnie d’électricité, un élément essentiel pour une production efficace qui consomme un minimum de carburant.
Il a également été question de la production du rhum Santero, très demandé sur l’Île. Par ailleurs, Humberto Pérez, directeur de l’Union d’entreprises de base Derivados, a fait référence à la production du nouveau rhum blanc et ambré Santísima Trinidad, avec la collaboration d’un partenaire commercial espagnol. Le produit, a-t-il dit, a été introduit sur le marché européen à titre de test et a donné des résultats satisfaisants.
Le Premier secrétaire du Parti a insisté sur l’importance de la diversification productive, qui permet l’efficacité des entreprises même si la canne à sucre connaît une mauvaise année : « Il ne faut surtout pas décroître », a souligné Diaz-Canel.
« L’équilibre des ressources n’est pas complet. En matière de transport, nous manquons de batteries et de pneus. En outre, il existe actuellement un arriéré de 2 800 tonnes, mais avec notre production actuelle de 250 et 270 tonnes par jour, et notre objectif d’atteindre 300 tonnes par jour, nous espérons les récupérer rapidement avec un rendement plus élevé », a déclaré le directeur de l’entreprise, Antonio Viamontes Perdomo.
Le président cubain a signalé quant à lui que le centre est à même de rattraper son retard : « Indépendamment de ce que nous avons vécu au début, nous pouvons bien achever la récolte. Il ne faut pas baisser les bras. Et puis nous devons planter de la canne cette année, et la planter avec qualité, car notre prochaine production en dépend. Nous devons penser à la récolte ainsi qu’aux semailles. Dites-moi, combien gagnent vos travailleurs ?
‒ Entre 3 900 et 4 000 pesos, mais avec ce rendement, nous pouvons atteindre 5 000 pesos », a déclaré un travailleur.
« Pensez-y : si vous avez entre 3 000 et 4 000 travailleurs ici, nous faisons profiter leurs familles de cette production, soit environ 12 000 personnes. Nous ne pouvons pas perdre une pareille occasion », a indiqué le président.
Avant de prendre congé, il a demandé à l’entreprise de prendre note et de s’améliorer : « Vous devez écouter les jeunes ingénieurs, afin de tirer profit de leur expérience sur les tendances de la production dans le monde. Nous devons amener l’industrie sucrière à se révolutionner », a souligné le président.
« Nous devons mettre l’accent sur la question des semences, nous rapprocher des universités, étudier les nouvelles technologies utilisées dans le monde pour la production de sucre, et les intégrer pour nous doter d’usines sucrières plus modernes. »
Et d’ajouter : « Nous devons avancer sur la question de l’informatisation et de l’automatisation. Nous devons rechercher des formes efficaces de gestion fondées sur la science. Réaliser des études de marché sur le sucre et ses dérivés, afin de savoir comment mieux les commercialiser. Exécuter la conception du plan de développement et, si vous avez des terres inexploitées, vous devez les ensemencer, les mettre à profit. »
« Dans la production agricole, il faut diversifier au maximum : élever des moutons, élever des porcs… Développer la polyculture, qui a donné des résultats en matière de désherbage. Pourquoi ne le fait-on pas, ou le fait-on très peu ? Nous pouvons récolter la canne à sucre et d’autres cultures. C’est le moyen de tirer le meilleur parti de la terre et d’empêcher les mauvaises herbes de l’envahir.
« Il y a des milliers de choses que nous pouvons améliorer. Quand une usine a de bonnes productions de canne et d’autres produits, elle peut améliorer les conditions de vie des communautés dans lesquelles elle est insérée, et les gens peuvent voir que travailler dans une entreprise comme celle-ci permet de bien gagner sa vie et d’avoir un projet de vie », a souligné le Premier secrétaire.
En fin d’après-midi, Diaz-Canel et Morales Ojeda ont rencontré des professeurs et des étudiants de l’Université José Marti de Sancti Spiritus, où ils ont été informés des expériences et des contributions de cette institution au secteur agricole et industriel de la province. Le Premier secrétaire a souligné le rôle des sciences sociales et du marxisme dans l’application des nouvelles idées et des résultats de la recherche.
« Nous travaillons sur l’économie politique. La terminologie du libéralisme, des ‟economics”, a été subtilement introduite, ce qui contraste avec notre perspective marxiste, et nous ne le permettrons pas. Nous ne pouvons pas perdre de vue le fait que notre objectif est le socialisme, et le socialisme signifie la plus grande égalité sociale possible », a-t-il souligné.
Par ailleurs, Rogelio Polanco Fuentes, membre du Secrétariat du Comité central du Parti et responsable de son Département idéologique, avait rencontré de jeunes étudiants universitaires dans la matinée. Il a prêté attention à leurs nouvelles idées et les a invités à les concrétiser. Il a également visité les médias provinciaux, la Casa de la Guayabera, le projet Colmenita Espirituana et la galerie Oscar Fernandez Morera.
Lors d’un échange avec l’exécutif de l’Union des journalistes de Cuba de la province, Polanco Fuentes a abordé le travail réalisé pendant la pandémie, l’urgence d’incorporer de nouveaux professionnels dans les médias et les alternatives possibles sur le territoire pour y parvenir, ainsi que le besoin d’une formation professionnelle plus poussée et les défis imposés par l’ère numérique.
RIEN N’EST ÉTRANGER AU PARTI
Parce que le Parti est dans chaque œuvre de la Révolution qui se construit, dans chaque quartier et dans chaque projet réalisé à par et pour la nation, les membres du Secrétariat du Comité central et de sa structure auxiliaire ont parcouru ce jeudi, dans le cadre de la deuxième journée de la visite intégrale de l’organisation politique dans la province de Sancti Spiritus, plusieurs centres productifs et culturels, des écoles, des communautés et des locaux de nouveaux acteurs économiques.
Félix Duarte Ortega, membre du Secrétariat et responsable du département productif des biens et services, s’est rendu dans la péninsule d’Ancón, au sud de Trinidad, pour vérifier l’état d’avancement du programme d’investissements dans le tourisme.
Selon le journal Escambray, Duarte Ortega a expliqué l’importance de garantir le chronogramme des étapes d’un projet de construction de l’hôtel Meliá Trinidad afin de le mettre en service le plus rapidement possible.
Il s’agit des travaux les plus importants actuellement en cours dans la province de Sancti Spiritus. La date d’ouverture est prévue pour la fin de cette année, lorsque l’établissement devrait ouvrir ses portes avec quelque 400 nouvelles chambres de haut standing, qui s’ajouteront aux 4 782 capacités déjà existantes.
La visite comprenait l’hôtel Ancón, dans le chef-lieu de province, qui comportait la restauration des chambres, des systèmes de climatisation et de réfrigération, ainsi que d’autres domaines. Duarte Ortega a échangé avec la brigade de jeunes travailleurs indépendants en charge des travaux du restaurant, et s’est renseigné sur les systèmes de paiement, entre autres.
Il a également visité un pôle productif et la communauté de La Pastora, où il s’est enquis de la construction de logements, et il a insisté sur l’importance de la participation populaire et de l’accompagnement des entités dans la résolution des problèmes locaux.
SANS RENONCER AU DÉVELOPPEMENT
Dans la municipalité de Cabaiguan, Jorge Luis Broche Lorenzo, qui est également membre du Secrétariat du Comité central et responsable de son Département chargé du secteur social, a tenu des réunions avec des étudiants, des travailleurs et des habitants du territoire, afin d’évaluer la mise en œuvre des accords du 8e Congrès du Parti.
À l’Institut polytechnique Rubén Martínez Villena, Broche Lorenzo s’est entretenu avec des étudiants sur l’enseignement, leurs expériences des stages préprofessionnels et les possibilités de poursuite des études.
Par la suite, lors d’un échange avec Yohan Brito, propriétaire d’une moyenne entreprise récemment créée à Cabaiguan, le membre du Secrétariat s’est enquis des avantages et des obstacles qui entravent encore le fonctionnement des nouveaux acteurs économiques.
Le dirigeant a également visité le laboratoire de médecine naturelle et traditionnelle, où il a confirmé l’urgence de garantir ce type de préparation dans chaque communauté, compte tenu de la situation complexe à laquelle le pays est confronté en ce qui concerne la liste de base des médicaments. « La pharmacie doit être un espace qui favorise la santé, et nous devons intégrer ces productions et satisfaire la demande, qui est importante », a souligné Broche Lorenzo.
Il a également visité des zones de la coopérative de production agricole (CPA) Aramis Pérez, où il a profité de l’occasion pour discuter avec le président de l’Assemblée municipale du Pouvoir populaire, le représentant du conseil populaire, les membres du groupe de travail communautaire intégré et d’autres personnes, des problèmes qui entravent le développement de la localité, de l’attention portée à la population vulnérable et du fonctionnement des différentes structures de la base, entre autres sujets.
À la coopérative, il s’est entretenu avec les travailleurs et les élèves de l’école primaire Julio Piñeiro afin d’analyser la qualité du processus d’enseignement et d’éducation.
Pour sa part, Joel Queipo Ruiz, membre du Secrétariat et responsable de son Département économique, a relevé les opportunités d’affaires de certains des principaux acteurs économiques de la province.
La rencontre a réuni les participants à la Foire d’opportunités pour les acteurs économiques Sancti Spiritus 2022, où plus d’une vingtaine d’entreprises publiques et MPME du territoire ont exposé leurs principaux produits lors du cycle d’affaires qui s’est déroulé dans les espaces de la Casa Bucanero, du groupe hôtelier Islazul.
Queipo Ruiz a également été informé de la capacité productive des entités liées aux secteurs agricole et alimentaire, ainsi qu’au tourisme, aux dérivés plastiques, au commerce et aux services.
Il a également visité plusieurs centres de production dans la municipalité de Yaguajay, où il a appelé à une amélioration du fonctionnement de l’entreprise d’État socialiste et à un renforcement de ses relations avec le reste des acteurs économiques.
À l’Entreprise Obdulio Morales, il a échangé avec les cadres et les travailleurs, qu’il a exhortés à mettre en pratique les mesures adoptées par les dirigeants du pays pour favoriser la reprise économique.
Comment faire en sorte que les produits de nos entreprises parviennent à Yaguajay, et à la province en général, à des prix abordables ? Comment réduire les coûts de manière à juguler l’inflation, qui constitue l’un des problèmes les plus urgents de l’économie cubaine aujourd’hui ?
Cette question et d’autres ont émergé de l’échange, au cours duquel a été soulignée la nécessité de mettre en œuvre les idées, les concepts et les orientations issus du 8e Congrès du Parti, a rapporté le journal Escambray.
Queipo Ruiz a insisté sur la nécessité de continuer à donner la priorité au développement des protéagineux en tant qu’alternative viable pour l’alimentation du bétail, tout en soulignant le suivi nécessaire et minutieux qui doit être donné à la politique des cadres, et l’attention différenciée aux jeunes, comme éléments essentiels pour la durabilité du travail.
FACE AU DÉFI CULTUREL, CUBA OUVRE SES PORTES
La culture en tant que rempart de la Révolution et son lien étroit avec la défense de l’identité nationale ont été des idées défendues avec véhémence lors de la réunion qui s’est tenue hier entre les militants et les responsables de la Direction provinciale de la culture de Sancti Spiritus, avec le responsable adjoint du Département idéologique du Comité central du Parti, Joel Suárez Pelé.
Lors de la discussion avec certains des représentants de l’art et de la littérature de la province, des questions cardinales telles que la mise en œuvre des accords du 8e Congrès dans le secteur culturel, l’attention portée à la politique des cadres et le rôle des instructeurs d’art ont été abordées.
De même, l’accent a été mis sur le soutien des intellectuels, des artistes et des organisations non gouvernementales au Centre provincial des maisons de la culture, à partir duquel un travail intense est réalisé avec les promoteurs culturels en faveur des projets communautaires.
Suarez Pellé a souligné qu’il est vital de disposer de plateformes virtuelles comme alliées pour faire face au défi culturel et à la guerre médiatique menée contre Cuba, et a ajouté qu’il est nécessaire d’ouvrir des routes pour la culture cubaine, tant dans le pays que dans le monde.

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