La majorité des citoyens américains et cubains aux États-Unis ne sont pas pour le blocus ni contre Cuba

Le travail du projet Ponts d’amour « démontre que la majorité des Étasuniens et la majorité des Cubains vivant aux États-Unis ne sont pas en faveur du blocus ou contre Cuba ; au contraire, la majorité souhaite une relation normale entre nos peuples, une relation normale entre nos pays ».


C’est ce qu’a déclaré le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, lors de l’accueil mercredi après-midi au Palais de la Révolution, de la délégation conduite par le militant Carlos Lazo et composée d’une quarantaine d’élèves, parents et enseignants en provenance des États-Unis, dans le cadre du projet solidaire Ponts d’amour, en visite sur l’Île.
À propos de cette expérience, Carlos Lazo, responsable de la plateforme Ponts d’amour, a signalé que « ce séjour a été très enrichissant et leur a permis de découvrir la réalité du peuple cubain. Nous avons parlé aux gens dans la rue, dans les écoles, dans les centres culturels ; et cela a permis d’ouvrir les yeux de ces familles étasuniennes, de ces parents, sur la façon dont le blocus affecte le peuple cubain et sur la nécessité de lever ces sanctions ».

Le président cubain a exprimé à Carlos Lazo, « une fois de plus, notre gratitude, notre reconnaissance pour tout votre travail et celui de Ponts d’amour. Nous avons eu l’occasion de nous entretenir lors de votre précédente visite, et depuis, beaucoup de choses se sont passées ; et vous avez continué à déployer une activité aussi intense, vous avez continué à faire des gestes qui ont marqué des étapes dans les sentiments de notre peuple ».
Un exemple de ce que vous avez fait, a rappelé le président Diaz-Canel, est le don pour le programme de transplantation hépatique pédiatrique, « qui a touché le cœur de tout le monde ici ». Notre peuple, a-t-il ajouté, s’est habitué à attendre chaque semaine des nouvelles sur Ponts de l’amour, sur les caravanes contre le blocus, sur ce qui se passe dans les villes des États-Unis par rapport à Cuba.
Indépendamment que vous représentez moralement, émotionnellement, sentimentalement en tant que soutien, a-t-il indiqué, « vous nous remplissez aussi d’admiration, car vous, face à la situation complexe actuelle, aux pressions que vous subissez, à la façon dont vous êtes traités, le fait que vous soyez restés fermes confirme votre conviction ».

Et vous le faites, a-t-il dit, « au milieu d’une réalité qui semble ne pas vouloir changer, qui va se maintenir (car), Biden persiste dans les mesures appliquées par Trump, qui nous ont causé beaucoup de tort. Et ces (mesures) qu’il a annoncées (récemment) – qui, à notre avis, n’étaient pas un souhait, mais plutôt une réponse à la pression du Sommet des Amériques – ne démantèlent pratiquement rien ».
Diaz-Canel a également souligné l’importance du travail solidaire de « Ponts d’amour », « avant tout pour démontrer que le blocus est immoral. Le concept de l’immoralité du blocus atteint tout le monde, quelles que soient les croyances ou les positions politiques ».
« Sacrifier la vie d’un peuple, d’un pays, au nom d’un intérêt politique qui n’est pas celui de la majorité – aux États-Unis, il n’y a pas de majorité contre Cuba, bien au contraire – est totalement immoral », a souligné le président, qui a condamné la façon dont le blocus s’accompagne d’une campagne médiatique agressive qui tente de dissimuler son caractère immoral.

« Nous l’avons affirmé à plusieurs reprises : nous n’avons rien contre le peuple des États-Unis », a rappelé le président cubain, soulignant que tout ce que fait Ponts d’amour démontre également les meilleurs sentiments du peuple de ce pays envers Cuba.
« La manœuvre médiatique visant à imposer l’idée qu’il existe un bloc monolithique fort d’Américains et de Cubains aux États-Unis qui ne veulent rien avoir à faire avec Cuba et sont favorables au blocus est totalement fausse », a souligné le chef de l’État, « et vos actions en sont la preuve, puisque de plus en plus de personnes y participent, que ce soit dans les caravanes, les événements ou les manifestations ».
Par conséquent, a signalé le président cubain, ce que vous faites, en plus de la contribution que vous apportez en termes d’aide et de solidarité, est également une contribution à la sensibilisation, et c’est ce qui rend tout ce mouvement plus fort.
NOUS SOMMES LA MÊME HUMANITÉ
Pour sa part, Le militant Carlos Lazo a souligné que « parfois, il n’est pas nécessaire d’expliquer beaucoup de choses sur le blocus et à quel point le peuple cubain est un peuple, noble, digne et fier. Lorsqu’on vient à Cuba accompagné d’enseignants, de parents, d’élèves, et que vous leur permettez d’être en contact avec la population, de constater la bonté et la fierté des gens, d’apprendre les uns des autres, il n’en faut pas plus. »
« Il y a une chanson d’Israël Rojas qui dit « nous sommes la même humanité, tous sous la même énigme », et cela s’applique ici, où les gens ont un point commun, qui est le désir que leurs enfants grandissent en paix, d’avoir un bel avenir pour leurs enfants. C’est quelque chose qui s’applique à nos pays, parce que nous sommes voisins, parce que nous avons même une histoire commune, où vit une partie de la population cubaine. »
Nous, les membres de Ponts d’amour – a souligné Carlos Lazo -, sommes persuadés que la majorité des citoyens des États-Unis – parce que nous avons parlé aux gens dans la rue – la majorité des Cubains aux États-Unis veulent que des ponts d’amour soient construits et que les sanctions soient levées, et que le moment vienne où les États-Unis et Cuba ne seront pas seulement de bons voisins, mais même des amis et coopèrent entre eux et pour le monde.
Répondant aux propos de Carlos Lazo, le président Diaz-Canel s’en est dit convaincu. « C’est l’avenir auquel nous pensons, que l’on puisse montrer au monde qu’une situation complexe d’incompréhension peut être surmontée ; qu’une situation d’asymétrie comme celle-ci peut être surmontée. Le monde qui en a besoin de toute urgence, car nous constatons aujourd’hui qu’en pleine pandémie, nous sommes en guerre, alors que nous devrions nous concentrer sur la manière de sauver les gens. »
L’échange entre le président cubain et les militants du projet de solidarité Ponts d’amour s’est déroulé en présence du vice-ministre des Relations extérieures Carlos Fernandez de Cossio, du président de l’Institut cubain d’amitié avec les peuples (ICAP), le héros de la République de Cuba Fernando Gonzalez Llort, et d’Ernesto Soberon Guzman, directeur général des Affaires consulaires et des Cubains résidant à l’étranger, au ministère des Relations extérieures (Minrex).

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