Les risques de notre espèce selon Chomsky

La Havane, 1er décembre – L’intellectuel et activiste étasunien Noam Chomsky a assuré au cours d’un récent forum que l’humanité est confrontée en ce moment à de très graves dangers avec un potentiel suffisant pour faire disparaître notre espèce ou la réduire substantiellement tant en ce qui concerne le nombre que les conditions de vie.

Ces dangers, a dit ce remarquable linguiste, sont l’éventuel éclatement d’une guerre nucléaire, les effets négatifs du changement climatique ou l’apparition d’une pandémie et les trois ont un commun dénominateur qui est la crise éthique de déshumanisation, c’est-à-dire l’incapacité de réagir face aux souffrances des autres ou à l’insécurité collective à laquelle nous faisons face.

L’analyse de ces trois contingences exigent un espace mais nous consacrerons ce commentaire à la première d’entre elles, c’est-à-dire, au danger d’une guerre nucléaire qui a été latent tout au long de cette année comme cela n’as pas été le cas durant l’époque de la dite guerre froide.

Il existe en ce moment des arsenaux nucléaires à même de détruire plusieurs fois la planète et puisqu’ils sont là, cela veut dire qu’il y a aussi la volonté de les utiliser en cas de besoin.

Depuis la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à la dissolution du camp socialiste européen, le monde a vécu dans « l’équilibre de la terreur » basé sur la théorie selon laquelle les deux principales puissances, les États-Unis et l’URSS, étaient tellement persuadées du fait qu’elles seraient annihilées au cas où un conflit de ce type éclaterait, qu’elles l’éviteraient coûte que coûte.

Les changements géopolitiques de la fin du siècle dernier n’ont presque pas modifié cette perception malgré l’apparition de nouveaux acteurs dans la course nucléaire dont l’Inde, le Pakistan, la Corée du Nord et Israël.

Les scénarios dans lesquels pourrait éclater un conflit de ce type sont essentiellement deux. L’un d’entre eux est la guerre massive et l’autre un affrontement limité. Une guerre massive, avec l’explosion de 5000 à 10 000 mégatonnes de puissance dans la plupart des continents, signifierait la fin de notre espèce et à coup sûr, la disparition de la vie sur toute la planète.

Les cendres, la fumée et d’autres particules envoyées à l’atmosphère empêcheraient le passage de la lumière du soleil, ferait baisser la température de façon draconienne, peut-être de 50 degrés, et la photosynthèse ne serait pas possible raison pour laquelle la végétation disparaîtrait en quelques semaines seulement et avec elle toutes les espèces herbivores.

Le reste de la dévastation serait provoquée par les radiations, par la disparition de la couche d’ozone et par l’effet des rayons ultraviolets. Même au cas où il y aurait des survivants, ils ne pourraient recevoir aucune attention médicale ou humanitaire.

Si une guerre nucléaire régionale éclatait, même avec peu de puissance et affectant une zone géographique limitée, elle provoquerait des changements climatiques qui affecteraient toute la planète et ses habitants.

Les spécialistes signalent que 50 explosions comme celle d’Hiroshima sont suffisantes pour que les dommages à l’environnement soient irréversibles.

Il ne s’agit pas d’éveiller la crainte, mais d’en appeler à la responsabilité collective pour empêcher que la folie de certains, obnubilés par leur soif de pouvoir, nous entraîne tous dans l’enfer nucléaire dont il n’y aurait pas moyen d’échapper.

Source: RHC

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s