Le tourisme se développe malgré les entraves imposées par les États-Unis

Le parc hôtelier cubain ne cesse de croître et compte déjà plus de 69 500 chambres. Photo: Granma Archive

La Havane, 25 mars – Une quarantaine d’hôtels, qui ajouteront 18 000 nouvelles chambres qui seront livrées à moyen terme, sont actuellement en construction à Cuba, qui continue à miser sur la croissance soutenue de son industrie touristique considérée aujourd’hui comme la locomotive de l’économie.

À cet égard, le projet pour cette année a été élaboré sur la base du potentiel du secteur et prévoit l’arrivée de 5 100 000 visiteurs, soit une augmentation de 7,4% par rapport à la même période de l’année précédente, comme l’a rappelé le ministre du Tourisme, Manuel Marrero.

C’est un engagement qui porte déjà ses premiers fruits, puisque nous avons déjà atteint le million de visiteurs internationaux, cinq jours plus tôt qu’en 2018, un résultat qui était prévisible si les rythmes atteints depuis le début de l’année étaient maintenus, puisque nous avions bouclé le mois de janvier avec une hausse de 9% par rapport au même mois de l’année dernière.

Il convient de souligner que la progression prévue ne repose pas seulement sur des investissements vierges, mais aussi sur un plan de modernisation et de mise à jour croissantes de notre parc hôtelier et sur le fait que la diversification de l’offre s’accompagne du développement du tourisme événementiel et de motivation, ainsi que des installations de haut standing à la Havane.

La Foire internationale du tourisme qui se tiendra dans la capitale en mai prochain sera l’occasion d’annoncer l’ouverture d’une douzaine de nouveaux établissements et la réinsertion de 1 121 capacités qui étaient hors d’usage.

Les hôtels Prado y Malecon, Corona, Metropolitano, Gran Hotel, ceux situés sur le Malecon et la rue D, la 3e avenue et la rue 70, et à l’angle des rues 25 et k sont dans différentes phases de construction ; tandis que les opérations de rénovation et de modernisation concernent les hôtels Habana Riviera, Habana Libre, Deauville, Lincoln, Sevilla, Cohiba, Colina, Vedado, Saint John’s, Neptuno Triton et Copacabana. Cinq autres font l’objet de travaux de reconstructions, dont l’emblématique New York.

Ce vaste programme d’investissements comprend des services extra-hôteliers tels que les marinas de Tarara et Hemingway, le golf de Capdevila, ainsi que plusieurs centres de loisirs et de gastronomie, dont le restaurant La Ferminia et le Complexe 1830.

UN TOURISME SÛR ET DE QUALITÉ

Les autorités touristiques estiment que cette année, pour la première fois, les recettes dépasseront 3 milliards de dollars, ce qui représente une croissance de 17%.

Une meilleure qualité et une plus grande diversité du service constituent le pilier fondamental, en plus de la valeur immatérielle que représente en premier lieu la sécurité du pays, ce qui se traduit incontestablement par une plus grande affluence de touristes qui reconnaissent la qualité des produits proposés et la possibilité d’évoluer dans un cadre de sécurité et de confiance.

Plusieurs distinctions et marques de reconnaissance ont été attribuées à Cuba pour la qualité de l’offre et la montée en gamme. C’est le cas de la deuxième place dans les Travellers’ Choice 2019 Awards, décernée à la plage de Varadero, pour les mêmes atouts qui lui avaient valu le troisième rang du classement organisé par Trip Advisor en 2018 ; une année durant laquelle les hôtels Princesa del Mar de cette même station balnéaire, ainsi que le Grand Hôtel Kempinski et l’Hôtel National de Cuba, à La Havane, ont mérité dans différentes catégories les World Travel Awards, qui ont pour objectif de célébrer et de récompenser l’excellence dans l’industrie du voyage, de l’hôtellerie et du tourisme dans le monde.

Le tourisme cubain pourrait-il avoir reçu de tels honneurs et avoir une nouvelle fois battu son record de voyageurs étrangers si le Département d’État nord-américain avait eu raison de nous inclure dans une liste de pays à éviter par ses ressortissants ?

C’est un autre mensonge qu’ils ont inventé et qui est en vigueur depuis novembre 2017, pour saboter les efforts de notre pays pour aller de l’avant dans son développement économique et social. Il nous cause du tort, à l’instar de l’éternel blocus, parce que jusqu’alors la fréquentation nord-américaine avait enregistré une croissance de 175%, et elle a chuté de 40% après cet avertissement.

Cependant, des gens d’autres latitudes continuent de venir à Cuba, attirés par les avantages climatiques, environnementaux, culturels et de sécurité, alors que dans son même pays, plusieurs secteurs s’insurgent contre Donald Trump, comme par exemple les responsables de la principale association nord-américaine des organismes qui font la promotion des voyages dans cet archipel, qui, affirment que Cuba est une « destination sûre ».

Pour sa part, l’Organisation étasunienne Cuba Educational Travel, qui a son siège à Cuba, a indiqué que dans une enquête anonyme menée auprès des citoyens de son pays, 99,13 % ont répondu qu’ils se sont sentis « très en sécurité » ou « en sécurité » pendant leur séjour dans ce pays des Caraïbes. Cette même opinion est partagée par les sénateurs qui sont venus ici et qui ne croient pas à l’histoire des attaques sonores contre le personnel diplomatique de leur ambassade à La Havane. C’est pourquoi ils plaident pour la reprise des services dans leur représentation diplomatique.

D’autres arguments pourraient être également avancés, comme le prix d’Excellence à la destination la plus sûre pour le tourisme, qui a été remis au ministre cubain du secteur lors de la 38e édition de la Foire internationale du Tourisme de Madrid, ou les opinions de personnalités du monde entiers lors des événements et visites à Cuba pour renforcer leurs liens d’amitié et de coopération.

Les liens continuent aussi de se renforcer dans les investissements. Deux exemples : la société Melia consolide sa présence à Cuba, où elle compte 34 hôtels et 14 661 chambres, tandis que la prestigieuse chaîne asiatique MGM Muthu Hotels ouvrira son quatrième hôtel dans la première moitié de cette année.

Sommes-nous si nombreux à avoir tort ?

Qui perd le plus à ce jeu ?

Source: Granma International

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