Matanzas, la Venise d’Amérique

La baie, bordée d’une murette la plupart du parcours, possède des plages agréables et des zones parfaites pour la pratique des sports nautiques et de la pêche sportive.

La baie, bordée d’une murette la plupart du parcours, possède des plages agréables et des zones parfaites pour la pratique des sports nautiques et de la pêche sportive.

La ville de Matanzas avec ses 153 000 habitants est une ville côtière où la mer n’est pas le seul paysage dominant. Ses fleuves qu’ont attiré les premiers peuplements aborigènes dans la zone, conditionnent de nos jours la physionomie de la ville, avec ses 29 ponts, dont quelques uns centenaires et encore utiles, tel le Bacunayagua, le plus haut du pays. La ville se trouve à quelque 100 km à l’Est de La Havane. Pour nombre de touristes c’est un passage obligé dans leur déplacement vers Varadero, l’un des pôles touristiques des plus importants de Cuba, à 30 km de la ville de Matanzas.

Son nom se doit à un événement survenu aux débuts du 16ème siècle dans la baie de Guanima, lorsqu’un groupe de 30 soldats espagnols survivants d’un naufrage est arrivé à un hameau natif nommé Yucayo, situé sur une vaste rade, entre deux fleuves. Les soldats ont demandé aux indigènes sur la manière de traverser jusqu’à l’autre rive afin de continuer leur chemin vers l’Est. Le chef de l’endroit, appelé Guayucatex, est accédé à les embarquer dans leurs canoës. Lorsque les embarcations étaient dans les eaux les plus profondes, les natifs ont fait couler les canoës qu’étaient très légères. Les soldats dans la plupart, sont plongés, tirés vers le fond par le poids des armures et des armes en métal et se sont noyés, ceux qui parvinrent à arriver à terre ont été capturés et pendus à l’exception du chef du groupe, Garcia Mejia, qui trois ans plus tard, a raconté les événements à un autre groupe qui est arrivé au même endroit. A partir de ce moment, la baie a été nommée « baie de la tuerie » (de la matanza en espagnol), jusqu’à devenir son nom actuel, Matanzas.

A plus de 200 ans de fondée Baracoa, la première ville de Cuba, Matanzas est devenue en 1693, par volonté royale, la première ville moderne de la plus grande des Antilles. Lors des 16ème et 17ème siècles elle a attiré la convoitise des corsaires et des pirates, non pas seulement par l’appât du pillage mais aussi par être un enclave favorable au commerce, en dépit des tentatives de la Couronne espagnole pour les éloigner de l’île.

Son paysage naturel présente une combinaison de plaines, collines, fleuves et la mer. La jadis appelée région espagnole de San Carlos y San Severino de Matanzas, en honneur du Roi Carlos et du Gouverneur ad intérim de l’Ile, est née dans les proximités de la baie qui lui donne son nom, enrichie des courants des fleuves Yumuri, San Juan et Canimar.

Matanzas développe et consolide son réseau urbain pendant le 19ème siècle, grâce à l’essor de l’industrie sucrière, qu’a permis de mettre au profit les avantages de la zone du port.

Dans son entourage ont été édifiés des bâtiments publics et privés du style néoclassique, dont le théâtre Sauto, l’église Saint Pierre Apôtre, la Douane, les Gares des chemins de fer, la Mairie et plusieurs de ses ponts.

Depuis lors, les structures suspendues s’étendent, se croissent, communiquent et relient un point donné à un autre. Pour cela on l’appelle –parmi d’autres attributs- « La ville des ponts ». Les affluents de la ville ont été couronnéspar des ouvrages de génie civile innovateurs de l’époque. Ceux-ci sont devenues des voies de passage pour les habitants et aussi des voies ferrées à travers lesquelles circulaient les trains chargés de canne à sucre qu’ont fait prospérer l’économie sucrière et qu’a favorisé en même temps, la croissance des villes à forte développement portuaire tels La Havane, Cienfuegos et aussi Matanzas.

Parmi les viaducs les plus importants sont à remarquer La Concordia, le plus ancien et mieux conservé de nos jours ; le Giratorio, le Canimar, le Calixto Garcia, ancien pont Bailén et le déjà cité Bacunayagua, qui s’étend sur l’immense vallée du Yumuri consideré comme étant l’une des sept merveilles du génie de l’île, avec une longueur de 310 m. et une hauteur de 110 m. sur le niveau de la mer.

L’Athènes de Cuba

De pair avec le développement économique, riche par l’exportation de sucre et de tabac, Matanzas a atteint un remarquable épanouissement culturel. Pendant le 19ème siècle, l’avènement du chemin de fer et le subséquent développement des communications ont favorisé le processus de consolidation de la bourgeoisie matancera penchée de plus en plus sur les arts, la musique, l’éducation et la science.

Ainsi, à partir de 1860, la Matanzas de San Severino y San Carlos a remporté le surnom de l’Athènes de Cuba, parce que dans son sein ont surgi des figures proéminentes de l’art et de la littérature tels le poète Jose Maria Heredia, l’intellectuel Miguel Teurbe Tolon et les créateurs de la Bibliothèque Publique Tomás Gener et Domingo del Monte.

Au long de ce qu’on appelle son Siècle d’Or, la ville a augmenté son nombre des bâtiments consacrés à l’instruction et au loisir culturel. Le déjà cité théâtre Sauto, conçu par l’Italien Daniel D’Allaglio, aujourd’hui monument national ; le Lycée Artistique et Littéraire ; l’Institut du Deuxième Enseignement ; La Maison des Orphelins ; La Société Philarmonique et d’autres sont devenues des noyaux fondamentaux dans le monde de l’art qu’ont fait connaître des artistes tels l’écrivain Gabriel de la Concepción Valdés, « Plácido » ; le violoniste José White, ou le premier dramaturge cubain reconnu, José Jacinto Milanés.

C’est une ville de style éclectique, dont le quartier historique rappelle un passé colonial qui lègue au présent des sites très particuliers. La Place d’Armes ou Vigia c’est le premier emplacement de son genre où ont été édifiés de précieux immeubles tel la Caserne desPompiers, l’ancien bâtiment de la Douane, le Château de Junco actuel Musée provincial d’Histoire.

Dans la traversée de la ville ils ne restent pas inaperçus la Cathédrale de San Carlos ; l’Ermitage de Notre Dame de Montserrat, la Forteresse de San Severino, la Place Rey ou Plaza Nueva, le lieu où se trouve la Maison du Gouvernement ou le Château du Morrillo, ancienne forteresse espagnole, dont une partie est aujourd’hui consacrée à la mémoire du leader révolutionnaire Antonio Guiteras Holmes, assassiné sur place par les forces répressives du dictateur Gerardo Machado en 1934.

En tant qu’espace de privilège Matanzas possède aussi le Parc de la Liberté crée aux débuts du 19ème siècle. Dans ses alentours est situé le Lycée Artistique et Littéraire, motif de fierté non pas seulement de la culture matancera, mais aussi de la cubaine, car dans une de ses salles a eu lieu le début officiel en 1879 du danzon, la danse nationale cubaine, avec la partition Las Alturas de Simpson du compositeur et créateur de ce rythme, Miguel Failde.

Lors du premier tiers du 20ème siècle, la production sucrière de la province a diminué et avec elle le caractère majestueux de nouvelles édifications. Les décennies de 1940 et 1950 ont donné lieu à la généralisation du Mouvement moderne.

La ville de Matanzas est la ville cubaine située au bord de la baie la plus profonde du pays et qui compte avec le plus grand nombre des rues avec des escaliers, celle avec le plus grand nombre des ponts et des fleuves.

Berceau du base-ball cubain

Les amateurs de la vie nocturne peuvent profiter d’une version toute spéciale du célèbre cabaret Tropicana de La Havane. En plus pour les fans du base-ball, il est presque impossible de ne pas revivre les émotions qu’apporte le dit sport royal à Cuba en sachant qu’au terrain Palmar del Junco, s’est tenu le premier match officiel de base-ball de Cuba et se préparent les futurs joueurs de la province.

Tous les passionnés des rythmes de la ville, de son architecture, du sport ainsi que les intéressés par la nature exubérante qu’offre l’île peuvent trouver ici un endroit d’intérêt. On ne pourra pas nier que Cuba est connue notamment par ses plages, ses sables, son soleil et la richesse de ses entourages naturels.

Il suffira de prendre un excellent mojito ou une autre boisson rafraîchissante et entamer le parcours vers les Grottes de Bellamar, l’un des paysages souterrains des plus beaux de l’archipel, arriver jusqu’au belvédère du pont de Bacunayagua pour admirer le soin avec lequel la nature abrite des énormes falaises dans un cadre teint aux colorations vertes ou tout simplement se détourner de la ville et voyager vers le sud du territoire.

La Ciénaga de Zapata, sur la côte sud, possède de larges plages et la rade connue comme la Baie des Cochons, lieu historique où l’empire nord-américain avait été battu pour la première fois en Amérique en 1961. D’ailleurs, le complexe touristique Guama, un hameau au style aborigène conçu au milieu de la Lacune du Trésor, offre un parcours à l’intérieur de cette forêt tropicale humide où se trouve le vivier des crocodiles du pays. Dans cette péninsule matancera, marécageuse dans la plupart, sont conservés encore des forêts vierges, des mangliers centenaires et une faune et une végétation très diverse.

Source: Cuba24Horas

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