Cuba et la canne à sucre

Trapiche (broyeur) rustique pour extraire le jus de la canne à sucre

Trapiche (broyeur) rustique pour extraire le jus de la canne à sucre

Quand on a découvert la tombe de Toutankhamon on a constaté que les égyptiens connaissaient déjà la canne à sucre. Elle serait originaire de Nouvelle Guinée ou d’Indochine puis aurait gagné l’Inde et la Chine. C’est Alexandre le Grand qui la fit connaître en Europe.

En Espagne, la canne apparait à travers les moros. Quand Christophe Colomb a débarqué en Amérique, il a introduit différentes espèces de plantes dont la canne à sucre. Le conquérant de Cuba, Diego Velázquez, a été celui qui l’a introduite dans l’île caribéenne. La production s’est accompagnée de la mise en oeuvre du trafic d’esclaves africains  pour assurer de la main d’oeuvre. Au XVIème siècle on installe le premier trafic sucrier pour commercialiser dans la zone de La Havane.

Quand les anglais ont pris La Havane, en 1762, le commerce se développe à Cuba  et  la production augmente. Puis la couronne espagnole a pris de nouveau le pouvoir et a dicté des lois en faveur de l’industrie sucrière et l’introduction massive d’esclaves. Alors, on a produit presque 6 mille tonnes de sucre avec 600 trapiches (moulins utilisés pour extraire les sucs de la canne à sucre).

Au début du XIXème siècle, avec l’introduction de la machine à vapeur, l’île caribéenne est entrée dans « la grande aire du sucre ». Vers 1830 il y avait plus de mille usines sucrières qui élaboraient presque 94 mille tonnes de sucre. Lorsqu’en 1837 la locomotive à vapeur arrive, on a développé beaucoup plus la production. À la fin du siècle  les colons sont arrivés, propriétaires de vieilles usines sucrières, ils vendaient la canne à sucre aux établissements sucriers. Pendant la récolte de la canne à sucre de 1894, Cuba fabriquait déjà un million de tonnes de sucre.

Au XXème siècle les établissements sucriers sont apparus. En 1925, avec moins de 200 fabriques, on élaborait plus de 5 millions de tonnes de sucre. Avec le triomphe de la révolution cubaine, le 1er janvier 1959, on a nationalisé ces établissements sucriers qui produisaient à peu près 5 millions de tonnes par récolte.

La production sucrière de la décade 1990 a connu une baisse. Ceci a eu des conséquences importantes pour l’économie cubaine, comme la perte d’espaces sur le marché international et a eu, bien sûr, une répercussion défavorable dans d’autres secteurs financiers. Actuellement, reconquérir ce marché est une priorité de l’économie du pays.

Source: Cuba24Horas

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