25e Festival international du Ballet Alicia Alonso

cartel-festival-de-ballet-cubaLa Havane, 21 octobre – Tousles deux ans, l’invitation de la prima ballerina assoluta, Alicia Alonso au Festival international de Ballet de La Havane, éveille un grand intérêt dans l’univers de la danse. Le prestige de son immense carrière et de l’École cubaine de ballet font de l’île un point de mire des danseurs, des chorégraphes, des critiques et du public.

Cette année, du 28 octobre au 6 novembre, les danseurs étoiles du Ballet national de Cuba sont à nouveau les protagonistes de plusieurs spectacles, en même temps qu’ils accompagneront de nombreux invités dans les chorégraphies programmées ou dans les deux œuvres classiques choisies pour cette occasion : Le lac des cygnes et Don Quichotte.

Les danseurs et les compagnies invitées représenteront 16 pays : L’Argentine, la Belgique, le Brésil, le Canada, la Colombie, la Corée du Sud, la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne, les États-Unis, le Mexique, la Mongolie, Porto Rico, la République bolivarienne du Venezuela, la Fédération de Russie et l’Uruguay.

Trois théâtres havanais : le Grand Théâtre Alicia Alonso et sa salle Garcia Lorca, le Mella et le Théâtre National, dans leurs salles Covarrubias et Avellaneda, accueilleront les 24 représentations. Des occasions exceptionnelles que les amateurs de ballet ne manqueront pas.

LES INVITÉS

Cette année, sept compagnies nord-américaines seront présentes, certaines au complet, d’autres représentées par plusieurs de leurs danseurs étoiles.

De retour à La Havane la Martha Graham Dance Company, qui s’est présentée à Cuba pour la première fois en décembre 1941, au Théâtre Auditorium de La Havane (aujourd’hui Théâtre Amadeo Roldan). Considérée comme l’une des plus prestigieuses compagnies de danse moderne au niveau mondial, elle a été fondée en 1929 par la danseuse et chorégraphe étasunienne, Martha Graham. Elle propose cette année un programme qui inclut les pièces Dark meadow, Errand into the maze, Woodland, Lamentation Variations, Diversion of Angels.

La compagnie Dance Americana, créée par le danseur et chorégraphe étasunien Justin Peck, et intégrée par des figures issues du New York City Ballet et du Miami City Ballet, propose des œuvres de Peck, dont In creases, Furiant, Lord duet, Rodeo: four dance episodes.

Le ballet Furiant sera dansé par Ashley Bouder et Joaquin de Luz, premier danseur, du New York City Ballet, que nous avons déjà vu à La Havane au Festival de 2014.

De retour également Brooklyn Mack, figure principale du Washington Ballet, considéré en 2012 par la revue nord-américaine Dance Magazine comme l’un des 25 meilleurs danseurs du monde. En 2014, il a dansé Don Quichotte avec la première danseuse du Ballet national de Cuba, Viengsay Valdés. Ils se retrouvent dans le pas de deux du Corsaire.

La première danseuse russe, Maria Kochetkova, revient à La Havane, cette fois en représentation de l’American Ballet Theatre et du Ballet de San Francisco. En août dernier, elle a participé au Gala Ballet Royalty. Au Festival, elle dansera le pas de deux Tchaïkovski, avec Joaquin de Luz.

Pour la première fois, le Arts Ballet Theatre de Floride, dirigé par le professeur russe Vladimir Issaev se présente dans l’île. Il arrive avec sa première danseuse, la vénézuélienne, Mary Carmen Catoya. Considérée comme une figure importante de la danse en Amérique latine, Catoya dansera Eros Game, une nouvelle version de Suite generis, réalisée par son auteur, le chorégraphe cubain Alberto Méndez.

Pedro Simon, directeur du musée de la Danse, a annoncé en conférence de presse à l’Hôtel Cohiba qu’Issaev a monté pour sa danseuse un solo en hommage à Alicia Alonso, avec lequel elle inaugurera le Festival.

Le très apprécié Ballet Hispanique de New York, dirigé par Eduardo Vilaro, sera présent avec entre autres pièces, Linea recta, d’Anabelle Lopez-Ochoa. Quant à la compagnie Ballet West, elle débute avec le ballet Presto.

Les grands ballets canadiens, fondés à Montréal, en 1957, arrivent d’Amérique du Nord avec un programme qui inclut Black Milk, une première à Cuba.

De l’extrême sud de l’Amérique se présentera le Buenos Aires Ballet, sous la direction de Federico Fernandez, et intégré par des figures du Ballet Estable del Teatro Colon et le Ballet National d’Uruguay (SODRE) avec son directeur, le danseur étoile Julio Bocca.

Des Caraïbes, nous verrons la première danseuse du Ballet-Théâtre National de Porto Rico, Laura Valentin, qui apporte une première à Cuba, Piazzola en concierto, qu’elle dansera avec le Cubain Patricio Revé.

Parmi les nouveautés : la présence de la Compagnie Universal Ballet de Corée du Sud, intégrée par des danseurs de plus d’une dizaine de pays, et dont le siège est à Séoul. Selon les informations, sa ligne artistique combine les traditions coréennes avec le meilleur du ballet occidental. Pour le 25e anniversaire du Festival, elle a choisi un programme où figurent le pas de deux Claro de Luna, du ballet Shin Chung : une légende de l’Extrême Orient, et Don Quichotte (pas de deux).

L’Asie surprend de nouveau avec un premier danseur du Ballet National de Mongolie, résident aux États-Unis, Dugaraa Altankhuyag, qui se présentera avec Le corsaire (pas de deux), avec la danseuse de BNC, Ginett Moncho.

Très attendue, l’arrivée d’Aurelie Dupont, l’une des plus brillantes danseuses de l’école française de ballet. En 1998, après son succès dans le rôle de Kitri, dans la version de Don Quichotte, montée par Rudolf Noureev pour le Ballet de l’Opéra de Paris, elle fut nommée danseuse étoile, le plus haut rang dans la compagnie, qu’elle a conservé jusqu’à aujourd’hui. Cette année, elle a été nommée directrice de la compagnie.

Sa présence au Festival, comme directrice et danseuse étoile, accompagnée par le danseur Hervé Moreau, également première figure du Ballet de l’Opéra de Paris, témoigne de son respect pour Alicia Alonso et pour la signification de ce Festival.

Tout indique que la participation de Micaela de Prince, une danseuse née en Sierra Leone, installée aux États-Unis sera un événement. Elle est actuellement danseuse étoile du Ballet national de Hollande, où en 2015 elle a eu un succès retentissant dans le rôle protagoniste de Casse-noisettes.

Accompagnée par François Llorente, soliste de BNC, Micaela de Prince dansera Les flammes de Paris.

Le public retrouvera des premiers danseurs du BNC, membres de compagnies européennes, comme Joel Carreño, en ce moment avec le Ballet national de Norvège, qui dansera Don Quichotte avec la Russe Maria Kochetkova, et Javier Torres, du Northern Ballet de Grande-Bretagne. Torres interprétera le solo de La mort d’un cygne et avec l’Uruguayenne, Lucia Solari, Cumbres Borrascosas, une première à Cuba.

Le Bolchoï de Moscou ne pouvait pas manquer. Il sera représenté à cette occasion par le premier danseur Semyon Chudin, que l’on a déjà vu en août dernier au Gala Ballet Royalty, qui dansera avec la première ballerine du BNC Sadaise Arencibia dans La Belle au bois dormant.

La Compagnie Irene Rodriguez, de danses espagnoles, est de nouveau invitéé au Festival. En 2012, elle avait présenté un spectacle superbe : son ballet El crimen fue en Granada, premier prix au 8e Concours latino-américain de Chorégraphie Alicia Alonso, et en 2014 Aldabal, una seguiriya. Cette année, elle nous propose les pièces El último gaitero de La Habana, Solera et Secreto (Zapateado).

Les organisateurs ont annoncé quatre premières montées spécialement pour le Festival : Cygne, de Daniel Proietto ; Oscurio (dont nous avons parlé en mai dernier dans ces pages), d’Annabelle Lopez-Ochoa, Invierno, d’Ely Regina, et un extrait du El salto de Nijinski, de Maria Rovira.

Le Festival propose plusieurs chorégraphie d’Alicia Alonso : En las sombras de un vals, et ses versions des grands classiques, comme Giselle, l’un des plus pur joyau du ballet romantique, Coppelia, Suite de La Belle au bois dormant, La fille mal gardée, Le lac des cygnes, Les silphides, Don Quichotte et Didon abandonnée..

Le 2 novembre est prévue une représentation de gala à la salle Garcia Lorca, pour rappeler le début ce jour-là en 1943 d’Alicia Alonso dans le rôle qui fit sa légende, les 175 ans de la première de cette œuvre à Paris et les 205 de la naissance de son librettiste, le Français Théophile Gautier.

Alicia Alonso, dans une référence subtile a ces 25 festivals, a confié en conférence de presse : « je me sens toute drôle, parce que le temps passe, mais moi j’ai l’impression que je commence à vivre ».

Chaque Festival que la prima ballerina assoluta offre au public est une fête pour le monde de la danse et pour les milliers d’amateurs du ballet à Cuba.

Source: Granma International

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